Un Référent en Santé Mentale au Travail

Publié le 16 mars 2026 à 17:21

Pourquoi les entreprises ont besoin de Référents santé mentale après les formations PSSM

Depuis quelques années, les Premiers Secours en Santé Mentale (PSSM) se développent rapidement dans les entreprises.

Et c’est une excellente nouvelle.

Former des collaborateurs à repérer les signes de détresse psychique et à adopter une posture d’aide adaptée constitue un véritable progrès dans la prévention des risques psychosociaux.

Mais une question apparaît souvent quelques mois après les formations :

Que se passe-t-il après le PSSM ?


Le PSSM : un premier niveau essentiel

La formation PSSM permet à des salariés volontaires d’apprendre à :

  • repérer les signes de troubles psychiques,

  • engager un dialogue avec une personne en difficulté,

  • adopter une posture d’écoute et de soutien,

  • orienter vers les ressources adaptées.

Elle joue un rôle comparable à celui des gestes de premiers secours physiques : intervenir rapidement, sécuriser la situation et orienter vers les professionnels compétents.

Mais dans les organisations, les situations rencontrées dépassent parfois l’intervention ponctuelle.

Les entreprises se retrouvent alors confrontées à de nouvelles questions.


Après les formations PSSM, les organisations se posent souvent les mêmes questions

Dans de nombreuses entreprises ayant formé des secouristes PSSM, on observe rapidement plusieurs besoins :

  • Comment soutenir les secouristes lorsqu’ils sont confrontés à des situations complexes ?

  • Comment articuler leur rôle avec les managers, les RH et la médecine du travail ?

  • Comment repérer les vulnérabilités liées à certaines activités ou organisations du travail ?

  • Comment faire vivre la démarche santé mentale dans la durée ?

Autrement dit, le PSSM ouvre une porte…
mais il ne structure pas toujours la démarche au niveau de l’organisation.


Le rôle clé du Référent en Santé Mentale

C’est précisément dans cette logique qu’émerge la fonction de Référent santé mentale en entreprise.

Le Référent ne remplace ni les professionnels de santé, ni les RH, ni les managers.

Son rôle consiste plutôt à :

  • contribuer à faire évoluer les représentations autour de la santé mentale au travail,

  • aider les acteurs de l’entreprise à adopter des postures adaptées face aux situations de vulnérabilité,

  • identifier les situations ou organisations de travail qui génèrent des fragilités psychiques,

  • contribuer au dialogue autour de ces questions dans l’entreprise.

Le Référent agit donc comme un relais entre les situations individuelles et les enjeux collectifs de prévention.


Passer d’une logique de réaction à une logique de prévention

Les formations PSSM permettent de réagir face à une situation de détresse.

Le Référent santé mentale, lui, contribue à anticiper et prévenir les situations à risque.

Cette approche permet notamment :

  • de mieux comprendre le lien entre travail réel et santé mentale,

  • d’identifier les facteurs organisationnels qui fragilisent les personnes,

  • de soutenir les acteurs de l’entreprise dans la durée.

Autrement dit, on passe progressivement :

👉 d’une logique d’intervention individuelle
👉 à une logique de prévention collective.


Un enjeu majeur pour les entreprises

Dans de nombreuses organisations, les sujets de santé mentale sont encore abordés avec prudence, parfois avec gêne.

Pourtant, les entreprises disposent aujourd’hui de nombreux leviers pour agir :

  • prévention des risques psychosociaux,

  • démarches QVCT,

  • formation des managers,

  • développement des compétences relationnelles.

Le Référent santé mentale peut contribuer à donner de la cohérence à ces démarches et à favoriser un dialogue plus serein sur ces questions.


Structurer la démarche dans la durée

C’est pourquoi certaines entreprises choisissent aujourd’hui d’aller plus loin que la seule formation PSSM, en développant :

  • un réseau de secouristes en santé mentale,

  • un ou plusieurs référents santé mentale,

  • des espaces de retour d’expérience et de partage de pratiques.

Ces dispositifs permettent d’inscrire la santé mentale dans une démarche de prévention durable, en lien avec la QVCT et le dialogue social.


En conclusion

Les formations PSSM constituent souvent le premier pas vers une meilleure prise en compte de la santé mentale dans l’entreprise.

Mais pour que cette démarche produise des effets durables, elle doit être accompagnée et structurée dans le temps.

C’est tout l’enjeu du rôle de Référent en Santé Mentale au travail
faire le lien entre les situations individuelles, l’organisation du travail et les acteurs de l’entreprise.

Référent en Santé Mentale au Travail

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